Techniques nautiques & matériels

TECHNIQUES NAUTIQUES & TESTS MATÉRIELS - DES EXTRAITS DE VOILE MAGAZINE ET AUTRES

Techniques nautiques & des test de matériels - des extraits de Voile magazine et autres sources.

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Logiciel MaxSea Et GPS

Comment configurer son GPS avec le logiciel de navigation  MaxSea Easy V.12 et MaxSea Time Zero :

Avant toute chose, il faut savoir sur quel numéro de port COM votre GPS est installé, si vous ne savez pas comment le retrouver, référez vous à l’article sur comment identifier son Port COM.

1) Avec MaxSea Easy V.12

Une fois le logiciel lancé, il suffit d’aller dans Utilitaire -> Configurations des entrées/sorties qui se trouve dans la barre des taches.

Cette fenêtre s’ouvre :

Logiciel MaxSea Et GPS

Dans notre exemple ci-dessus, on peut déjà constater qu’un port COM 1 est attribué avec une norme NMEA 0183. Ceci signifie que sur le port COM 1, des données NMEA 0183 arrive, et que MaxSea les écoute pour les retranscrire ensuite.

Afin de configurer le GPS, il suffit de cliquer sur ‘Ajouter Instrument’ de choisir le numéro de port COM, la vitesse de transmission et la norme utilisée. Concernant un GPS la vitesse est de 4800 pour la plupart et la norme NMEA 0183. Une fois ceci réglé, le GPS est configurer pour Maxsea et il suffit de cliquer sur Ok.

Afin de s’assurer que le GPS est bien pris en compte par MaxSea, On peut vérifier ce qui est transmis sur un numéro de port COM configuré. Pour cela, il suffit d’aller dans Utilitaire -> Configuration Entrées/Sorties, et ensuite dans l’onglet Terminal. Là il faut choisir le bon numéro de Port COM et ensuite les phrases devraient apparaitre si l’instrument est bien connecté.

Voici un exemple :

Logiciel MaxSea Et GPS

 

1) Avec MaxSea Time Zero :

Logiciel MaxSea Et GPS

Une fois le logiciel lancé, il suffit de cliquer sur L’icône  MaxSea en haut à gauche de l’écran, et de cliquer sur assistant de connexion.

Une fenêtre s’ouvre alors avec plusieurs possibilités, il suffit alors de choisir la configuration automatique des entrées/sorties et cliquer suivant.

Logiciel MaxSea Et GPS

La fenêtre suivante demande de bien vérifier si le GPS (ou autres appareils de navigation d’ailleurs) est bien connecté. Il suffit ensuite d’appuyer sur suivant pour lancer la détection automatique.


S’en suit cette fenêtre qui montre la recherche des instruments.

Logiciel MaxSea Et GPS

Logiciel MaxSea Et GPS

MaxSea affiche alors ce qu’il a pu trouver sur les ports USB, et affiche un tableau.
Il faudra alors sélectionner le port COM en question (celui où est branché le GPS) afin de le paramétrer : pour le GPS, il faut sélectionner les données Position, date et heure, COG/SOG, et ensuite appuyer sur suivant.

Logiciel MaxSea Et GPS

Pour finir, un tableau récapitulatif est donné afin de montrer le port COM qui est assigné à chaque donnée.

Logiciel MaxSea Et GPS

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Technologie des piles à combustible EFOY

Article extrait du Blog des solutions nomades » Connexion WIFI à bord du bateau
Repris sur SFC Smart Fuel Cell

Le principe de génération de courant des piles à combustible EFOY

La pile à combustible EFOY transforme l’énergie chimique en énergie électrique sans étapes intermédiaires, sans pièces en mouvement et sans grandes pertes d’efficacité. C’est ce qui fait d’elle un générateur de courant particulièrement performant. Dans la pile à combustible EFOY, de nombreux développements innovateurs, en grande partie protégés par des brevets, ont permis de réaliser la structure miniaturisée, le poids faible, la puissance élevée et la longue durée de vie. Grâce à la pile à combustible EFOY, la société allemande SFC a gagné une avance unique de technologie et de marché dans le domaine des systèmes de pile à combustible pour appareils hors réseau.

Le principe de fonctionnement des piles à combustible EFOY

La pièce centrale des piles à combustible qui produit du courant est le Stack (signifiant en anglais « empilement »). Le stack consiste en cellules individuelles dont chacune est composée d’une anode, d’une cathode et d’une membrane qui sert d’électrolyte pour séparer l’une de l’autre l’anode et la cathode. À travers cette membrane peuvent se diffuser les protons, particules électriques à charge positive. Du côté de l’anode de l’eau et du méthanol sont acheminés, du côté de la cathode de l’oxygène de l’air ambiant. Dans la réaction sur l’anode des ions H+ et des électrons libres se produisent, ainsi que le produit de réaction, le dioxyde de carbone (CO2). Les protons peuvent traverser la membrane, les électrons doivent migrer par un circuit raccordé vers la cathode, produisant de la sorte du courant. Sur la cathode, les ions H+ réagissent avec l’oxygène pour produire de la vapeur d’eau. La pile à combustible EFOY est donc très écologique.

schéma des piles à combustible EFOY

Le principe de la source d’énergie liquide des piles à combustible EFOY

Toutes les piles à combustible EFOY se basent sur la technologie DMFC (piles à combustible au méthanol direct). Le méthanol est directement transformé en courant. Dans les applications mobiles, c’est un avantage décisif, parce que le méthanol liquide peut être emporté facilement partout et sans problème dans un emballage approprié.

Le principe hybride des piles à combustible EFOY

Indépendamment de leur usage, tous les produits de pile à combustible bénéficient de l’approche hybride de SFC.
Dans presque toutes les applications, la pile à combustible EFOY est hybridisée avec une batterie. Dans cette combinaison, les générateurs de courant et les accumulateurs de courant sont combinés de manière idéale : la batterie comme accumulateur de courant couvre les besoins en énergie et peut donc livrer des courants importants pour le démarrage et les consommations de pointe, la pile à combustible EFOY comme générateur de courant recharge en continu la batterie.
Principe hybride des piles à combustible EFOY

Le résultat : des batteries toujours pleines !

Bien entendu, les piles à combustible EFOY coopèrent aussi avec d’autres générateurs de courant, par exemple elles s’enclenchent en combinaison avec des modules solaires que si le module solaire ne peut pas donner de courant par mauvais temps.

Les cartouches SFC sont pourvues d’une soupape de sécurité, destinée à empêcher une fuite intempestive de liquide. Elle s’ouvre seulement lorsque la cartouche est raccordée à une pile à combustible SFC. Si l’on retire la cartouche, la soupape de sécurité se referme hermétiquement. L’utilisateur n’est jamais en contact avec le méthanol. Cette solution d’alimentation en carburant est bien plus sûre, plus propre et plus confortable que le remplissage des générateurs à essence.

Vous voulez en savoir plus sur le carburant écologique méthanol ?

Les piles à combustible EFOY fonctionnent au méthanol hautement purifié. Ceci présente des avantages décisifs par rapport aux piles à combustible fonctionnant à l’hydrogène :
L’hydrogène est habituellement stocké dans des cartouches en hydrure métallique, dont la fabrication et le remplissage sont très onéreux. Leur contenu n’assure que quelques heures de fonctionnement et le transport d’hydrogène est soumis à des règlements très stricts.

Le méthanol est quant à lui transporté dans des cartouches de sécurités faciles à manipuler. Les cartouches peuvent être changées en quelques secondes même pendant que le système de piles à combustible fonctionne. Plus besoin de temps de chargement comme pour les accumulateurs, si bien que le fonctionnement de l’appareil en continu est garanti.

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éclairage à led ; des LED à toutes les sauces

Sur le papier, les éclairages à LED ont toutes les qualités : inusables, disponibles sous toutes les formes et couleurs, ne consommant rien... Mais une fois dans le bateau, la réalité est plus complexe, car tous les modèles ne se valent pas, ni en performances ni en prix.
Texte et photos : Jean-Yves Poirier. (Voile Magazine n°151)

Sachant qu'en navigation l'éclairage d'un croiseur côtier représente, en moyenne, près d'un quart de sa consommation électrique journalière (soit une bonne vingtaine d'ampères, dont la moitié pour le seul feu de navigation), économiser l'énergie sur ce poste n'a rien d'absurde. La meilleure solution, à ce jour, consiste à remplacer les ampoules à filament, classiques ou halogènes, par des diodes électroluminescentes, communément appelées LED (acronyme de Light Emitting Diode). Mais avant de passer commande, il vaut mieux connaître certaines caractéristiques et contraintes techniques spécifiques à ces drôles de puces pour ne pas aller au-devant de cruelles (et au final, coûteuses) désillusions.

Qu'est-ce qu'une LED ?

Mise au point en 1962, la diode électroluminescente à lumière visible est restée près de trente ans cantonnée au rôle de simple voyant lumineux. Difficile de faire autrement, car sa puissance ne se comptait qu'en milliwatts (mW), avec une palette de couleurs limitée aux rouges, jaunes et verts. Vers 1990, l'invention de la diode à haute puissance (soit égale ou supérieure à 1W) de couleur bleue puis blanche, a enfin permis aux LED d'accéder au domaine de l'éclairage et de la signalisation. Contrairement aux ampoules classiques qui émettent leur lumière par échauffement d'un filament à très haute température, la LED est un composant optoélectronique spécifique qui

Montées sur un ruban perforé autorisant l'assemblage automatique à la machine, ces LED blanches ont, avant montage, un fil d'anode (positif) plus long que le négatif (cathode).

ANATOMIE D'UNE LED
1a : anode (à relier au + du réseau)
1b : cathode (à relier au - du réseau)
3 : lentille en résine
4 : fil de bonding
5 : puce émettrice de lumière
6 : réflecteur en coupelle

convertit directement l'énergie électrique en lumière via un élément semi-conducteur. Le processus de conversion est nettement plus efficace que celui d'une ampoule ordinaire qui ne transforme que 5 % de l'énergie en lumière visible, contre 15 à 25 % pour une LED.

Quel qu'en soit le modèle, elle est toujours composée d'une puce semi-conductrice émettrice de lumière, d'un réflecteur, d'une lentille transparente en résine époxy, et de deux contacts d'alimentation, anode et cathode. Comme toutes les diodes, elle est polarisée, avec un positif et un négatif - branchée à l'envers, elle ne fonctionnera pas. Il faut également respecter l'intensité maximale qu'elle peut supporter, de l'ordre de 10 à 30 mA pour une diode voyant, et intercaler une résistance en série ou faire des regroupements de diodes en série-parallèle pour augmenter le rendement et adapter la grappe (ou cluster) à la tension admissible. La production mondiale de LED d'éclairage n'a rien d'un long fleuve tranquille. à l'échelle planétaire, les enjeux économiques suscitent en effet des appétits féroces, attisés par une recherche permanente pour améliorer l'efficacité lumineuse et le rendement. Les diodes classiques en téton sont ainsi supplantées par les nouveaux CMS (Composant monté en surface) d'une incroyable compacité : cinq millimètres de côté pour un d'épaisseur ! Le dôme en résine, la partie la plus visible d'une LED, fait l'objet d'une attention particulière de la part des ingénieurs, car il influe sur l'angle de diffusion de la lumière, bien plus limité sur une LED que sur une ampoule à filament (240° contre 50 à 180 au grand maximum). Cette caractéristique spécifique aux diodes agit naturellement sur le choix de la LED elle-même et sur l'installation d'un éclairage embarqué.

Une question de températures

Le confort et l'efficacité d'un éclairage ne dépendent pas que de sa puissance, mais aussi de sa couleur. Particulièrement sensible au bleu, l'œil humain analyse cette couleur comme froide, à l'inverse du jaune orangé, plus proche de l'éclairage solaire naturel, perçu comme chaud. Par analogie, on parle ainsi de température de couleur. Or la plupart des LED blanches émettent un spectre bleu à forte intensité qui perturbe sérieusement le rendu des couleurs et rend l'atmosphère générale assez désagréable, l'équipage réuni autour de la table du carré prenant alors une teinte maladive. Conscients de ces limites, certains fabricants ont développé des diodes au blanc « chaud » nettement plus agréables à l'usage. Mais ces modèles, dont la colorimétrie doit être calibrée et contrôlée, sont plus difficiles


La réalisation de cette ampoule pour feu de navigation (modèle Mantagua) réclame une grande dextérité et un contrôle de qualité constant tout au long de la chaîne de fabrication.

à produire et donc nécessairement plus coûteux. On ne les trouvera donc guère sur les lampes d'entrée de

gamme. Contrairement à une opinion répandue, les LED dégagent de la chaleur en fonctionnement et plus leur puissance est grande, plus l'élévation de température est importante. Insignifiante sur les voyants, la température mesurée à la jonction de la puce d'une diode de faible puissance va monter jusqu'à 50, 60°, pour atteindre 100 à 120° sur un modèle d'une puissance

sledupérieure à 1 W. La convection naturelle de l'air autour de la lentille et la conductivité des circuits suffisent à évacuer la chaleur des premières, mais les secondes devront être équipées d'un système de dissipation thermique efficace et être installées en conséquence. Une température de jonction trop élevée, d'une dizaine de degrés, peut détruire une LED en quelques secondes, et quelques degrés seulement suffisent à en diminuer la durée de vie de moitié, à réduire sensiblement l'intensité lumineuse et à décaler le spectre des couleurs. Cette contrainte technique est actuellement le principal frein au développement de diodes encore plus puissantes, l'augmentation du rendement de 15 à 50 % d'ici dix ans devant théoriquement diviser les émissions de chaleur par deux.


Visible sur cette diode à haute puissance, le dôme en forme de diabolo a une influence essentielle sur la répartition de la lumière dans l'espace.

En attendant, il vaudra mieux soigner la ventilation et vérifier que vos LED de puissance soient bien dotées d'un système de dissipateur thermique, seule garantie d'une longévité acceptable. Les solutions adoptées par les fournisseurs sont des plus variées, ailettes sur le corps du spot, radiateur en aluminium, circuit imprimé métallisé...

led


On peut mesurer le chemin parcouru par les fabricants en comparant les tailles respectives d'un dispositif halogène, d'une LED blanche et du nouveau CMS, d'une égale puissance lumineuse....

Le remplacement d'une ampoule halogène G4 par un modèle à LED est très facile mais ce dernier étant plus encombrant, il faudra contrôler le volume disponible dans le spot.

On évitera de monter cette diode à haute puissance sur une surface verticale car
son faisceau étroit est mal adapté à un éclairage ambiant

Rendement, consommation...

Le rendement lumineux est un critère important pour un usage embarqué, car il correspond au rapport, exprimé en lm/W (lumen par watt), entre le flux lumineux et la puissance électrique. Plus le rendement est élevé, plus l'éclairage est efficace et moins il consomme. Avec 14 à 25 lm/W, celui d'une ampoule à filament de tungstène, halogène ou classique, est assez mauvais puisque 10% seulement de l'énergie sont convertis en lumière, le reste se transformant en chaleur. Les tubes fluorescents sont dans ce domaine nettement plus performants, avec un rendement trois à quatre fois plus élevé, de l'ordre de 60 à 100 lm/W. Celui des LED s'établit généralement autour de 20 à 80 lm/W mais les diodes les plus performantes du moment atteignent en laboratoire plus de 130 lm/W, soit mieux que les meilleurs tubes fluorescents.


Les ailettes de ce spot à LED (modèle Mast) aideront à évacuer les calories, néfastes au rendement et à la longévité des diodes.

à l'arrivée des LED blanches sur le marché, l'argument commercial le plus répandu concernait leur très faible consommation, dix fois inférieure aux ampoules à filament, voire davantage. La réalité est un peu plus nuancée, car l'intensité lumineuse et l'angle de diffusion de la plupart des diodes restent assez faibles. Cela oblige les fabricants à les multiplier en grappe sur un même support, ce qui augmente d'autant la consommation, ou à utiliser des diodes de puissance, évidemment plus gourmandes. Le solde reste toutefois largement positif, avec un facteur de gain en consommation de l'ordre de 3 à 7. La même prudence s'impose face aux chiffres mirobolants relatifs à la durée de vie des LED, annoncés à l'origine pour 100 000 heures.

led

Les mesures de laboratoire ont depuis fait place à des chiffres plus réalistes, de l'ordre de 50 000 heures, soit tout de même près de six années de fonctionnement continu ! Contrairement à une ampoule à filament qui « claque » instantanément ou presque, une diode d'éclairage s'use au fil du temps, en émettant de moins en moins de lumière, avec une dérive de sa longueur d'onde qui s'allonge et se décale vers le rouge. Outre l'augmentation de température, les variations de la tension d'alimentation ont aussi un effet négatif sur la durée de vie des LED. Un système de régulation résoudra la question, mais il pèse évidemment sur le prix et le volume du système, la miniaturisation des composants ayant des limites. Il permet aussi de s'affranchir de la polarisation des diodes, ce qui simplifie l'installation et assure un éclairage de niveau constant, quelle que soit la tension appliquée aux bornes. Contrairement aux tubes fluorescents, les LED supportent parfaitement les cycles alternés allumage/extinction, ce qui permet d'obtenir facilement des effets stroboscopiques, pour une alarme par exemple. Elles sont aussi pratiquement insensibles aux chocs et aux vibrations qui affectent les ampoules à filament en tête de mât.

Les problèmes d'installation

ledIl est très facile de substituer vos ampoules « classiques » actuelles aux systèmes à LED, disponibles dans presque tous les culots standards, G4 halogène, BAY et B A, navette... Aucune modification des spots et supports ne sera nécessaire, mais l'encombrement des ampoules, souvent supérieur à celui des modèles conventionnels, peut en compliquer l'installation sur des spots ultra-plats ou de faible diamètre. L'angle de diffusion limité des LED risque aussi de modifier sensiblement la couverture lumineuse précédente et nécessiter la pose de spots ou de plafonniers supplémentaires, surtout si le volume est important. La multiplication des sources, en particulier au plafond du carré, permet d'éviter les zones sombres et d'améliorer l'ambiance visuelle, mais leur installation va nécessiter d'importants travaux de câblage, fils d'alimentation, interrupteurs et disjoncteurs, l'achat de spots et de LED supplémentaires pesant vite sur les coûts d'éclairage.

Pour obtenir une intensité et une couverture lumineuse correctes, les diodes boutons sont le plus souvent montées en grappes (en anglais cluster) sur un circuit imprimé.


à moins de n'utiliser que des éclairages orientables, soignez l'angle du faisceau des LED, en évitant autant que possible le montage d'un spot à plat sur une surface verticale. L'éclairage est alors aussi désagréable qu'inefficace. La faible consommation unitaire des LED permet de ne pas augmenter outre mesure le bilan électrique, mais vous devrez calculer précisément la consommation totale de chaque zone pour savoir où vous en êtes.
La même remarque vaut pour le budget, une ampoule halogène 10 W coûtant en moyenne huit fois moins cher que son équivalent à diode ! Comme il est difficile de se faire une idée précise de l'angle de diffusion et de la puissance lumineuse à partir des seules fiches techniques, la seule approche possible reste plutôt expérimentale,

en testant chaque lampe en situation. Les plafonniers serviront plutôt à éclairer une surface fixe, comme la table du carré ou une coursive, mais la direction du faisceau dépendra de celle du vaigrage - des cales seront sans doute nécessaires sous les vis de fixation. Des spots orientables apporteront davantage de souplesse, car vous pourrez facilement compenser l'inclinaison naturelle du support, variable selon le bouge du pont, l'inclinaison des hiloires de rouf, la forme du contremoule... Fins et discrets, les systèmes de réglette multipliant les diodes sur une grande longueur sont eux très commodes pour éclairer en indirect une surface relativement large, plan de travail de cuisine ou salle de bains. Des appliques orientables seront bien adaptées comme liseuses en tête de couchettes ou équipées d'une diode rouge, pour éclairer la table à cartes. Adaptées à des usages extérieurs, des réglettes étanches pourront en outre être utiles pour éclairer un coffre ou le cockpit sans vider les batteries.

 

 

L'extrême compacité des diodes permet de concevoir des barrettes ultra-plates, parfaitement adaptées à l'éclairage des équipets.

L'éclairage autonome Sollight associe un mini-panneau solaire, des diodes blanches, une batterie et un boîtier à ventouse. Un éclairage d'appoint ou de secours idéal (malheureusement non importé - www.sollight.com).

Les systèmes de réglette s'adaptent bien à l'éclairage indirect de plans de travail, de placards ou de coffres.

PRENDRE LE TEMPS DE LA REFLEXION Faut-il ou non s'équiper ?

La faible consommation est LE critère essentiel pour passer des ampoules à filament aux LED, à l'exception de tous les autres. Ceux qui vivent à bord pratiquent de longues étapes de nuit en grande croisière où naviguent en croisière côtière à bord de petites unités aux ressources électriques limitées, auront tout intérêt à passer aux LED. à condition d'en accepter les limites technologiques et économiques : éclairage dirigé et pas toujours plaisant à l'oeil,

encombrement supérieur, prix d'autant plus élevé qu'il impose généralement le déploiement de spots supplémentaires, etc. Les autres pourront conserver leur équipement conventionnel, halogène et/ou tubes fluo, sachant qu'une majorité de plaisanciers ne passe que très exceptionnellement une nuit en mer. éviter les étapes de nuit au profit d'une escale au mouillage ou, plus souvent encore, au ponton d'une marina flanqué de sa

borne électrique, ne laisse que peu d'occasions d'allumer son feu de navigation ! On pourra regretter cette absence d'

autonomie, mais, dans ces conditions, les économies d'énergie autorisées grâce aux LED deviennent évidemment moins pertinentes. Selon le volume à éclairer et le nombre de spots, l'investissement n'a rien de léger, surtout avec des ampoules régulées de qualité, mais il s'amortira sur la vie entière du bateau. Ceux qui achèteront une unité neuve ne se poseront sans doute pas la question : les constructeurs sont de plus en plus nombreux à choisir les LED en première monte, et pour cause : leur fiabilité fait le bonheur des services après-vente !

 

Les ampoules de substitution à LED (id Navilux) consomment moins, mais les verrines absorbent de la lumière.

DéFINITIONS

Chiffres, valeurs et formules

La disposition en étoile de ce feu permet de pallier l'inconvénient d'une diffusion trop étroite de la lumière par chacune des LED.

Définir les qualités d'un bon éclairage est une affaire complexe qui occupe de nombreux ingénieurs à temps plein, car il doit répondre à la fois aux critères techniques et financiers de n'importe quel équipement, aux contraintes physiologiques de l'œil humain et à des notions de confort visuel nettement plus subjectives. Pour tenter de mettre un peu d'ordre dans le jeu industriel, les autorités ont défini un certain nombre de valeurs normalisées permettant de définir les qualités d'un éclairage avec un minimum d'objectivité. Sans entrer dans toutes les arcanes réglementaires, sachez seulement que la plupart des fiches techniques font référence à :
- l'intensité lumineuse, qui représente l'éclat d'une source lumineuse perçu par l'œil humain. Elle s'exprime en candela (symbole cd), 1 cd correspondant à une bougie, 120 environ à une ampoule domestique classique
et de l'ordre de 6 à une LED d'éclairage.
- Le flux lumineux correspond à la mesure de la puissance de l'éclairage dans l'espace (ou stéradian) et s'exprime en lumen (symbole Im).
- Le rendement lumineux permet d'évaluer l'efficacité du système en faisant le rapport entre le flux émis et la puissance consommée, exprimé en lumen par watt (symbole Im/W).
- L'éclairement lumineux mesure le flux reçu uniformément par unité
de surface, exprimé en lux (symbole Ix), qui vaut un lumen par mètre carré. Pour fixer les idées, une nuit de pleine lune fait 1 lux, 130 000 en plein soleil, une lecture confortable exigeant de 100 à 200 lux.
- La température de couleur, chaude ou froide, est exprimée en degrés Kelvin, 5800°K correspondant à un éclairage naturel, soleil au zénith.
- à ces chiffres normalisés, on peut ajouter l'angle de diffusion exprimé en degrés. Pas toujours précisé, il est pourtant très utile, car toutes les LED ont un éclairage directionnel et non diffus, variant de 50 à 180° en fonction du composant utilisé, les bords du cône présentant une intensité moitié moindre qu'au centre. Faute de le prendre en compte, certaines fiches techniques peuvent ainsi induire en erreur : un spot annoncé pour 100 lux à 50 cm peut sembler plus puissant que celui qui affiche 100 lux à 20 cm mais, comme le premier ne diffuse que sur 15° au lieu de 120° pour le second, ce dernier est paradoxalement trois fois plus puissant!

 

Les feux de navigation

Les feux de navigation représentant à eux seuls près de la moitié de la consommation en éclairage du bord, les LED ont débuté dans ce domaine voici plusieurs années, avec des ampoules de remplacement installées dans les verrines d'origine puis, plus récemment, avec des feux de route complets, conçus autour de LED de couleur. La première solution a le mérite de la simplicité et de l'économie, mais le rendement lumineux n'est pas fameux, une bonne partie de la lumière émise étant absorbée par la verrine. La colorimétrie de certaines ampoules peut aussi provoquer une dérive des couleurs du secteur vert qui tire alors sur le bleu. En adaptant le feu aux contraintes des LED, certains constructeurs proposent une solution plus efficace, mais cinq à six fois plus coûteuse. Le Brésilien Optolamp a conçu une gamme avec des LED de couleur et une lentille de Fresnel transparente. Le Danois Lopolight a opté pour une démarche radicale consistant à noyer entièrement les LED et les circuits électroniques de contrôle dans un bloc de résine époxy parfaitement étanche, et de protéger le tout par un boîtier usiné en alliage léger. Le dernier en date a été conçu par Mantagua sur un concept proche du précédent, avec une fabrication plus sobre et un peu moins coûteuse. Il est probable que le domaine d'application des LED à haute puissance va encore s'étendre à bord. En ces temps de sobriété énergétique nécessaire, qui s'en plaindra?
Nous remercions la société Breizélec, pour l'aide apportée à la réalisation de cet article. (Voile magazine)

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Article extrait du Blog des solutions nomades » Connexion WIFI à bord du bateau

De nombreux ports de plaisance mettent à disposition (parfois gratuitement) un réseau Wifi de qualité haut débit. Ainsi, au mouillage,  les plaisanciers peuvent se connecter très facilement à internet en se présentant à la capitainerie pour obtenir un identifiant et un mot de passe généralement nécessaire pour pouvoir se connecter. Mais à ce stade subsiste un problème de taille auquel vous avez certainement été confronté : comment obtenir une connexion Wifi de bonne qualité lorsque l’on se trouve à quelques centaines de mètres du point d’accès (émetteur).